Passe d’armes au conseil municipal du 21 novembre ( à voir ici) entre François Jeanmaire et la majorité, concernant le coût réel du Jubilé Impérial où opacité et approximation ont toujours été la règle, notamment en ce qui concerne ce qui doit être pris ou non en compte dans le calcul.
« Quand recevrons nous le bilan financier détaillé du jubilé, recettes, dépenses, coûts induits, heures supplémentaires, etc.’, a demandé l’élu d’opposition, ancien adjoint du maire actuel, avant de préciser qu’il n’est pas contre le jubilé, mais pense que « les données chiffrées et la transparence des comptes permettraient d’éviter les polémiques inutiles.
L’adjoint au maire Philippe Trotin a dit ne pas trop comprendre la question des recettes. « Nous avons dit dès le départ que ce jubilé aurait un coût et que ce coût serait couvert par le mécenat.(…) La ville a reçu le montant de 1 295 884, 70€.
Concernant les « coûts induits », « c’est-à-dire le salaire des fonctionnaires travaillant sur le jubilé », il affirme « ne pas voir la raison d’intégrer ce montant dans le jubilé » car selon lui, ces fonctionnaires ont fait le travail pour lequel ils étaient rémunérés » (sic). Pourtant comme il le précise lui-même, cet événement a obligé des équipes entières à travailler « 6 jours sur 7, 10 à 12 heures par jour pour que ce jubilé puisse se faire dans de bonnes conditions ».
Il a préféré clore son intervention la petite larme à l’œil, ému de voir la majorité soupçonnée de dissimulation : « je ne vous le cache pas, j’ai une certaine lassitude vis-à-vis de ce questionnement récurrent vis-à-vis du jubilé, nous avons pris des engagements, ils ont été tenus, la totalité du financement a été couvert par le mécénat »
Paralysés sans doute par l’émotion, aucun conseiller n’a souhaité en savoir davantage sur le coût de tous ces fonctionnaires qui travaillaient 6 jours sur 7 et surtout, personne a l’heure qu’il est, n’est en mesure de connaître la nature précise de ce « mécénat ». S’agit-il d’argent public ou privé ? Qui sont les mécènes et combien ont-ils donné chacun ? Pourquoi cette information est gardée secrète ? Sont-ils des entreprises privées qui ont un intérêt à travailler avec la ville ? S’agit-il au contraire collectivités publiques?
Le maire a tenu a répété qu’il n’y avait pas eu de subvention municipale. Il avait pourtant affirmé avoir obtenu une subvention 100000 euros de la métropole du Grand Paris qu’il préside et dont le budget repose aussi sur les contribuables rueillois.
Pourquoi des logos du département et de la région Ile-de-France dans la publicité du jubilé ? A quelle hauteur ces collectivités ont-elles participé ?
Si ce jubilé a été financé par de l’argent public, les contribuables ont le droit de savoir. La discussion ce soir-là a laissé un tas de questions restées sans réponse dans une ville en manque d’animateurs, de places de crèche et surtout, avec toujours une dette de 180 millions d’euros.
Sans parler du silence des écologistes concernant l’impact d’un tel événement avec ses afficionados qu’on fait venir de partout pour une journée, une question centrale subsiste quand même. Pourquoi une telle débauche de moyens, pourquoi un tel spectacle n’est-il pas payant pour ceux qui souhaitent absolument voir des gens venus de toute l’Europe déguisés en soldats napoléoniens ? Qui plus est quand la municipalité n’a aucune peine à faire payer 14€ par personne pour assister au spectacle de danse de fin d’année de sa fille de 6 ans au TAM…











