Les élus de ville iséroise avaient l’occasion le 3 février 2025, d’intervenir lors d’un vote concernant la nouvelle compétence des communes en tant qu’organisatrice de la petite enfance. A l’issue de la présentation de la délibération, M.B, un élu ne faisant pas partie de la majorité menée par Eric Piolle, demande à prendre la parole.
« Qu’est ce que vous entendez dans cet aspect culturel de 0 à 3 ans (il fait la moue) Zéro pour moi c’est encore… vraiment au stade de… vraiment la naissance, je ne vois pas comment un petit bébé qui vient au monde, on va le développer à une certaine culture, je ne comprends pas, je ne vois pas.
Prenant la parole après lui, et soulignant la nécessité de soutenir les actions en faveur de la petite enfance, une autre élue ne l’a pas épargné : » On a entendu M.B qui nous ressortait une pensée d’un siècle passé ou effectivement un enfant à 0 mois ne saurait pas réfléchir, penser, ressentir. Aujourd’hui on sait qu’on a dépassé ça ».
M.B, visiblement sonné, a tenu à reprendre la parole : « Mon intervention un petit peu ancienne, je sais pas comment vous l’avez qualifié, j’ai tellement oublié, mais il est tout à fait légitime de demander le contenu d’un projet… Il est tout à fait normal d’avoir tous les éléments parce que c’est quand même de la petite enfance, on s’amuse pas avec ça ».
C’etait pourtant pour avec un ton empreint de responsabilité que la conseillère avait présenté les actions de la ville en précisant que « la petite enfance, c’est l’avenir de notre société » ou encore que « c »est une période qui nécessite des actions de prévention et de soutien précoce pour lutter contre les inégalités ».
Car au-delà de l’expression d’une pensée « d’un siècle passé » et de lacunes pour le moins flagrantes dans ce domaine, cette intervention montre que dès leur naissance, tous les enfants de la République ne sont pas égaux dans leur développement. La différence prend racine très tôt entre ceux pris en charge par des professionnels de la puériculture ou par des parents conscients de cette phase propice et ceux dont les gardiens ne savent pas vraiment ce qu’on peut leur apporter une fois que le papa a mis la graine dans le ventre de la maman.
La commune a, sans reprendre la présentation très complète de la conseillère, un rôle majeur à jouer dans la prise en charge du plus grand nombre de petits enfants, malgré les contraintes financières de plus en plus difficiles, pour une vie et un avenir en commun.











