Conseil municipal du 23 juin 2025, séquence à voir ici
Un élu du Renouveau pour Rueil a tenu à rappeler en préambule de sa question, que « la ville se mobilise en faveur du peuple ukrainien (…) en organisant des collectes de livres et de matériel médical en vue de les acheminer sur place via une association locale. Nous soutenons bien évidemment ces initiatives », a-t-il ajouté.
« Mais comme vous le savez, il existe à égale distance de Paris un autre conflit qui met un autre peuple en grande souffrance. Il s’agit du peuple palestinien en général et celui de Gaza en particulier. Serait-il possible que la ville de Rueil se mobilise aussi pour ce peuple ? », a ensuite demandé le conseiller d’opposition.
Le maire a répondu négativement sous prétexte qu’en l’absence de jumelage, la ville n’avait pas de raison d’agir.
« Cette raison d’agir n’existe pas avec Gaza quelle que soit la légitime compassion qu’on peut avoir pour les personnes, les innocents qui sont tués dans ces bombardements, nous n’avons pas de ville jumelle dans la bande de Gaza. Donc je ne veux pas que l’on puisse transférer ce débat, qui est un débat international, au sein du conseil municipal. Voilà ma réponse. »
Si cela ne tient qu’à ça, rien alors n’empêche la ville de procéder à un jumelage avec une ville palestinienne comme elle l’a fait en pleine guerre russo-ukrainienne, avec la ville ukrainienne de Tchernivtsi en octobre 2024. Rueil-Malmaison avait par ailleurs commencé à se mobiliser pour l’Ukraine bien avant ce jumelage.
Personne au sein du conseil n’a pourtant renvoyé le maire face à ces contradictions.
L’édile rueillois a également refusé que la question soit abordée au sein du conseil : « une ville n’est pas là pour qu’on y transfère un conflit d’ordre international. C’est pas le lieu de ce genre de débats »
La question ukrainienne a déjà été abordée au sein du conseil malgré son caractère internationale. Le 2 avril 2024, la ville a même voté pour le don de gilets pare-balles à l’Association « Gilet Ukraine », au profit des populations civiles ukrainiennes.
Et pour en terminer avec ce que certains pourraient considérer comme une position hypocrite, il faut rajouter que le maire également président de la « métropole du Grand Paris » avait accordé en avril 2022 une aide d’urgence de 500 000 euros d’argent public francilien à la ville de Kiev.
Les enfants palestiniens étranglés par la faim et les bombardements n’auront pas cette chance.











