Conseil municipal du 7 octobre 2025, séquence à voir ici
Une décision pour le moins incompréhensible pour une ville qui se vante d’avoir un patrimoine immobilier considérable et compte-tenu du prix payé pour cette transaction.
Délibération 158, l’adjointe à l’urbanisme Monique Bouteille, annonce l’acquisition auprès de la société Livinx, de deux appartements dans un ensemble en construction au 77/89 rue Jules Parent, pour loger des employés municipaux.
« Je pense que c’est une bonne affaire pour notre personnel qui se trouve parfois dans des conditions difficiles », a t-elle conclu triomphante après l’annonce de l’achat d’un T1 de 32,60m2 pour 260000€ et d’un T2 de 42,83m2 pour 340 000€.
600 000€ d’argent public pour deux petits appartements… 8000€ le m2 pour un studio et un deux-pièces perdus à la lisière de Nanterre.
A titre de comparaison, en 2019, la ville a cédé, pour des raisons inconnues si ce n’est pour résorber son déficit, plusieurs appartements au 43 rue haute dans le centre-ville à deux pas du Monoprix, à des prix inférieurs à 6000 € le m2.
Sans parler des maisons de la ville qui ont été vendues à des proches du maire à des tarifs au mètre bien inférieurs à ceux de cette « bonne affaire » .
Pour exemple en 2018, un couple de cadres municipaux acquièrent auprès de la ville un pavillon sur 800m2 en bord de seine pour 553 500€. Ils étaient déjà locataires de cette maison pour 848€ par mois.
En novembre 2022, le maire décide de vendre un pavillon et son terrain en plein centre-ville, à sa directrice générale des services pour 660 000€.
Quelques mois plus tard, c’est au tour du directeur de cabinet du maire d’acquérir auprès de la mairie toujours, le pavillon voisin de la directrice générale pour… 460000 €. Donc pour moins que le prix de deux studios rue Jules Parent.
L’adjoint aux finances avait justifié cette vente à l’époque en disant que ces « pavillons n’étaient plus nécessaires ».
Les prix payés pour ces deux petits appartements paraissent d’autant plus étonnants que le marché de l’immobilier neuf traverse une période difficile, les acheteurs ne se pressant pas au portillon.
L’autre question qui reste en suspens est de savoir si la ville, plongée dans une situation financière désastreuse, avait vraiment besoin de s’endetter pour dépenser 600 000€ qu’elle n’a pas.
Mais ça, aucun élu ne se l’est vraiment posée. La délibération a été acceptée à l’unanimité, « opposition » comprise.











