Le hall de l’atelier Grognard est désert. Pas un chat. Sauf les deux employées municipales assurant l’accueil de cette exposition.
Deux employées pour pas un chat ou presque. « 3 ou 4 visiteurs parfois », apprend-on quand on cherche un peu, qui font le déplacement pour admirer les photos du milliardaire Olivier Dassault.
Mais pourquoi engager autant d’argent public pour une exposition qui n’attire personne. Par amitié ?
« Ah c’est sûr, c’est un ami du maire. Enfin c’était… », confirme un agent de la ville.
Olivier Dassault est le petit-fils de Marcel Dassault, fondateur du groupe industriel bien connu du même nom. Olivier Dassault est décédé en 2021 quand décollant de sa propriété normande, son hélicoptère s’est écrasé après qu’une pale a touché un arbre.
A l’heure où tous les services sont réduits, on peut s’étonner de cette dépense à l’heure où les charges sont en constante augmentation et les services en constante réduction.
Ce n’est pas la première fois que la ville organise une exposition de photos d’Olivier Dassault. « Il n’est pas qu’un homme d’affaires richissime et un député Les Républicains », disait de lui le Parisien lors de la première exposition rueilloise en 2017 pour rappeler quand même qu’il y a curieux mélange de genres.
Cette deuxième (car rien ne peut exclure une troisième, quatrième,…) exposition initialement prévue du 17 octobre au 16 novembre a été prolongée jusqu’au 4 janvier 2026, histoire peut-être de faire perdre encore plus d’argent aux finances locales.
Il faut espérer que l’investissement en valait la peine. La famille Dassault possède le journal Le Figaro, ce même journal qui avait décrété que Rueil-Malmaison était la troisième ville la moins stressante d’Ile-de-France. Une information qui ne veut rien dire mais que la ville s’est empressée de décliner sur tous ses supports de communication, comme cette affiche ci-dessous.












