C’est beau, c’est public, c’est gratuit et c’est la plupart du temps désert. Ouvert à toutes et tous et y a presque toujours personne.
A chaque fois qu’on y met les pieds hors week-ends ensoleillés, on se rappelle la chance et le bonheur d’avoir cet endroit unique rien que pour soi.
Propriété de l’État (ça n’appartient pas à la ville sinon il y aurait déjà une construction en plein milieu), cet écrin de verdure de 17 hectares implanté en plein centre-ville offre l’échappée dont tout citadin est en mesure de rêver.
Avec ses arbres centenaires, chaque pas dans ce parc merveilleux fait résonner la longue histoire qui fut la sienne et rappelle à chaque fois la chance qu’ont les habitants de la ville que cet espace immense n’ait pas fini en siège social d’entreprise.
Et son histoire remonte à loin. D’abord propriété de l’abbaye de Saint-Denis, les 17 hectares de terre de Bois-Préau sont achetés en 1696 par une famille d’imprimeurs du Roi qui y font bâtir une vaste demeure. Le parc passera entre plusieurs mains avant d’être racheté par l’Impératrice Joséphine en 1810 pour agrandir son jardin de la Malmaison. A la mort du Prince Eugène, le fils de l’Impératrice, sa veuve vend la propriété qui finira en 1920 dans les mains d’un couple de grands bienfaiteurs de Rueil, Edward Tuck et son épouse Julia Stell.
Ils offrent Bois-Préau et son parc de dix-sept hectares aux Musées nationaux en 1926 afin d’en faire une annexe du musée de Malmaison. Tuck et Stell ont aussi légué l’hôpital du même nom à la ville de Rueil.











