Pas folichon la présentation des orientations budgétaires pour 2024. Un seul mot en bouche : coupes. C’est à voir ici
« La commission de la hache dirigée par M. Le Clec’h (adjoint aux finances), qui a les mains pleines de sang d’ailleurs parce que ça a bien marché », a voulu « plaisanter » le maire en parlant de toutes les coupes que son équipe a dû effectuer, mais la blague n’a pas eu d’effet.
Et pour cause. La ville est en immense difficulté financière et les annonces peu enthousiasmantes. Des millions manquent à l’appel pour faire l’équilibre entre les dépenses et les recettes.
« Je sais que les décisions que nous prenons sont de nature à faire souffrir des personnes et des activités », a-t-il commencé par dire avant d’annoncer qu’il ne renouvellera pas, sans les nommer, la subvention au club de Rac Basket première : « il y a ici des personnes qui s’occupent d’un club de sport dont j’ai annoncé qu’on allait supprimer des subventions à partir de juin prochain parce qu’on ne peut pas continuer.
Une partie de l’opposition (pas le groupe de Jeanmaire qui soutiennent cette équipe) réclame depuis 10 ans la suppression de cette énorme subventions de plusieurs centaines milliers d’euros par an. La situation financière désastreuse de la ville aura fini par raison de lui et pousser le maire à prendre une décision à laquelle il s’était toujours refuser pour des raisons aussi futiles que discutables. Si la décision se concrétise, ce sont des millions qui auront été versés en vain pour entretenir une équipe de joueurs professionnels de basket.
Parmi les autres annonces, la subvention de Rueil Culture Loisirs est amputée de 250 000€.
La situation, qu’il met sur le dos de l’État, est tellement grave, qu’il a prévenu qu’il « faut bien comprendre que l’année prochaine ou dans deux ans, il faudra supprimer des services parce qu’on ne peut pas payer ce qu’il est impossible de payer ».
Et comme si il avait vraiment le choix, il a affirmé « qu’aucun service essentiel pour la ville ne doit être supprimé. Nous avons sanctuariser, l’éducation, les centres de loisirs et les cantines scolaires ».
Et toujours une dette prévue de 174 millions d’euros.











