Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison, Conseil du 20 novembre 2023. A voir ici
Le maire de Rueil-Malmaison, entré en politique depuis longtemps pourtant, s’obstine dans son appréciation saugrenue et stupéfiante concernant la taxe foncière, cet impôt dû quand on possède un appartement, une maison, un bâtiment de toute nature, même un bateau amarré.
Selon lui et il faut essayer de suivre, seuls 36% des habitants propriétaires payent une taxe foncière. Il part sans doute du principe que les 64% qui sont locataires ne payent pas de loyer et que le logement qu’ils occupent n’appartient à personne.
Le plus surprenant est qu’il ne trouve aucune contradiction face à lui, une assemblée amorphe, personne pour lui dire que 100% des bâtiments (hors communaux) appartiennent bien à quelqu’un et sont assujettis à une taxe foncière. Les locataires payent cette taxe dans les loyers qu’ils versent à leurs propriétaires, qui à leur tour versent la taxe foncière à la ville.
Les propriétaires de locaux commerciaux refacturent entièrement, dans la plupart des cas, la taxe foncière à leurs locataires.
Donc 100% des propriétaires de 100% des bâtiments (hors bâtiments communaux) payent bien une taxe foncière à la ville. Quand ils n’habitent pas l’immeuble ou le logement, ils perçoivent des loyers qui viennent compenser.
Le raisonnement que tient ce ténor de la droite conservatrice est sans doute le résultat d’une réclamation constante des propriétaires bailleurs, depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Ces loueurs ont vu leur revenus diminuer avec la hausse de la taxe foncière. Ils souhaiteraient que les impôts locaux soient entièrement facturés aux locataires pour que les propriétaires se mettent le maximum de ces loyers dans les poches.
Rappelons qu’en France, 24% des ménages possèdent 70% des logements selon l’INSEE. Si ces multi-propriétaires ne veulent pas payer de taxe foncière, alors qu’ils revendent pour permettre à de nombreux français de devenir propriétaire à leur tour.
Rappelons aussi que les loyers ont pris une place immense dans les dépenses de ceux qui n’ont pas ou ne peuvent pas devenir propriétaires.











