Il a 9 ans et est encore secoué quand on lui demande ce que lui a dit le conducteur. « Il m’a dit attention petit quand tu traverses », « alors que j’ai bien regardé », tient-il à ajouter. Le chauffeur est arrivé à fond, a fait vrombir son moteur, comme « si il allait me rentrer dedans », obligeant l’écolier à courir pour finir de traverser la rue Maurepas.
Nous sommes pourtant dans le centre du centre-ville. La scène vient de se dérouler à l’intersection de la rue Maurepas et Paul Vaillant Couturier.
Mais rien d’exceptionnel. Il suffit d’y rester 5 petites minutes pour assister au même spectacle d’une voiture qui déboule à toute vitesse en faisant fi des piétons qui veulent traverser. Dans cette zone pourtant limitée à 20 km/h, dite de « rencontre », les piétons sont censés bénéficier de la priorité sur tous les autres véhicules.
Mais depuis la disparition de tous types d’agents en uniforme pour faute de budget, c’est la loi du plus solide qui règne, avec en fin de chaine les piétons qui, ce qui peut être remarqué aussi, en finissent par être reconnaissants aux voitures qui veulent bien s’arrêter pour les laisser traverser.











