Michèle Alliot-Marie, 77 ans, ancienne figure de la droite et ex-ministre, a été condamnée le 6 septembre 2024, à six mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts dans une affaire datant d’il y a douze ans à la mairie de Saint-Jean-de-Luz.
Elle était poursuivie pour son rôle présumé dans le versement de subventions à une association présidée par son père, lorsqu’elle était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz.
Le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de Mme Alliot-Marie, ainsi qu’une amende de 50 000 euros et une inéligibilité pendant trois ans.
Ses avocats ont immédiatement annoncé qu’ils allaient faire appel.
Rappelons que la prise illégale d’intérêts est la traduction pénale du conflit d’intérêts. Ce délit sanctionne la partialité des élus, fonctionnaires, personnes privées investis d’une mission de service public. L’article 432-12 du code pénal indique précisément que le délit de prise illégale d’intérêts interdit à ces personnes de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement un intérêt de nature à compromettre leur impartialité, leur indépendance ou leur objectivité dans une entreprise ou dans une opération dont elles ont la surveillance











