« J’ai reçu des lettres, des pétitions de personnes qui souhaitent qu’on rétablisse l’éclairage public » a indiqué le maire, ajoutant « comprendre très bien ce qu’est le sentiment d’insécurité » mais rapporte que pendant la période où l’éclairage était éteint, « statistiques officielles de l’Etat », les cambriolages ont diminué de 50% dans les résidences secondaires, et moins 75% sur les commerces et les entreprises. Moins de 38% de vols à la tire et moins 38% de violences physiques crapuleuses ».
« J’ai fait arrêté ça il y a deux ans, quand il y a eu une forte augmentation de l’électricité », rappelle l’édile de Rueil, et « notre décision nous a fait économiser dans la foulée quelque chose entre 900 000 et 1 million d’euros »
Mais alors que demande le peuple ? Pourquoi si ça produit 1 million d’euros d’économies et fait baisser la criminalité devrait-on rallumer ?
« Le sentiment d’insécurité n’a rien à voir avec la sécurité » ajoute le maire avant de faire la grande révélation.
Et dans une déclaration quasi christique, il annonce, lui seul et sans débat, « j’ai décidé ce matin de rétablir l’ensemble de l’éclairage de la ville ». S’ensuivent quelques applaudissements de ceux qui remercient leur dirigeant bien-aimé de leur avoir rendu la vue.
« Çà va rassurer ceux qui sont inquiets », dit-il mais maintenant le boulot reste à faire. Comme au 19e siècle, ce sont « 4500 candélabres qu’il faut rallumer à la main », a indiqué le maire, estimant à 3 mois le délai pour tout rétablir.
Les élus Renouveau pour Rueil ont déploré que le maire n’ait pas assez expliqué les avantages de l’extinction partielle des candélabres à laquelle ils étaient favorables, « non seulement pour des raisons budgétaires évidentes que vous avez rappelé, a indiqué Vincent Poizat, mais aussi tout simplement pour des raisons de biodiversité. »
Il est en effet de notoriété scientifique que l’éclairage urbain nocturne déstabilisent la faune. La lumière artificielle perturbe gravement les cycles naturels de nombreuses espèces, notamment les animaux nocturnes.
Il parait plus opportun à ces élus de l’opposition, « que plutôt que de remettre en cause l’éclairage partiel, de mettre à profit les économies réalisées pour investir dans une gestion centralisée de l’éclairage public afin le cas échéant pour certains quartiers de pouvoir allumer un candélabre, voire un sur deux de façon centralisée sans devoir comme vous l’avez expliqué de devoir les rallumer un par un. »
Il est étonnant qu’en 2025, dans une ville aussi riche que Rueil-Malmaison, que personne n’ait réfléchi à la mise en place d’un système centralisé de gestion de l’éclairage public.
En tout état de cause, il faut rappeler que des milliers de communes en France ont opté pour l’extinction partielle ou totale de l’éclairage public pour des raisons à la fois d’économie et de respect de la biodiversité. Peut-être que la question à Rueil mérite d’être posée à la population dans sa totalité et ne pas reposer sur les lumières d’un seul homme.
Voici ci dessous une animation montrant l’évolution de l’extinction de l’éclairage public en France de 2014 à 2024 (Source : Cerema)












